Vent de Raison

Éoliennes: Engie aux abords de l'E42

 

Un nouveau projet de 3 éoliennes sur Andenne et Héron a fait l'objet d'une réunion à Andenne. Le projet de trop?

Avec deux éoliennes sur son territoire et une seule sur Héron, Andenne est à la manœuvre pour informer. Néanmoins, pour cette réunion d'information préalable, c'est en majorité absolue que des habitants de Héron et Couthuin ont tenu à venir exprimer leurs inquiétudes. En ligne de mire: le nombre de projets qui fleurissent dans cette zone visiblement très courtisée par les fournisseurs d'énergie et autres sociétés porteuses de projets. Ils ont tenu à le faire savoir.

Le projet de parc porte sur trois éoliennes, d'une puissance max de 4MW, d'une hauteur de 150 m, implantées le long de l'E42. La production annuelle estimative correspond à la consommation annuelle de 6 000 ménages, soit une économie estimée de 9 500 tonnes de CO2 par an. Le choix de terrains près de l'E42 est notamment guidé par le CoDT (Code du développement territorial) qui facilite les implantations aux abords des zonings, des autoroutes, des chemins de fer et des voies navigables.

L'étude d'incidences, obligatoire, a été confiée au bureau d'études CSD Ingénieurs. Annexée à la demande de permis, cette étude (qui doit prendre en compte la situation existante et estimer les impacts d'un tel projet tant sur l'environnement, la qualité de vie et le patrimoine) donne des recommandations à l'auteur de projet mais s'avère être aussi un outil pour les autorités.

Du côté du public, une habitante du quartier de Forseilles (Héron) estime que "trop is te veel". À Héron, on sort juste d'une enquête publique portant sur l'extension d'un parc existant avec trois éoliennes supplémentaires porté par Luminus, le long de l'E42 à Héron. Par ailleurs, alors que des citoyens avaient obtenu gain de cause devant le Conseil d'État en juillet dernier pour annuler le permis octroyé à Aspiravi pour 6 éoliennes, ce même permis a (à nouveau) reçu le feu vert du ministre sortant Di Antonio.

Encerclement

Du côté des riverains, tant à Couthuin qu’à Héron, on craint les incidences de cette multiplication d'éoliennes au même endroit, source d'un risque d'encerclement, nocif pour ceux qui le subissent. On émet aussi des doutes sur la pertinence de l’étude d'incidence. Les données prises en compte n'incluraient pas l'évolution de la situation "in situ". À commencer par le nombre d'éoliennes qui s'installent entretemps.

Sur ce point, le bureau d'études se veut rassurant: "à chaque nouveau projet, on propose de refaire le protocole intégral." Enfin, deux collectifs citoyens (l'un sur Héron, l'autre sur Andenne) voudraient connaitre les conditions d'une éventuelle participation telle qu'appuyée par Engie. Pour sa part, le bourgmestre Eerdekens ne peut se prononcer à la place de son homologue d'Héron. Contrairement au dossier Aspiravi qui ne devrait pas en rester là, Andenne "n'exclut pas de s'investir" dans le projet d'Engie mais aussi dans la création d'un champ photovoltaïque, en collaboration avec AIEG.

 

Le calendrier en pratique

entièreté des propos tenus lors de cette réunion sera retranscrite et jointe au dossier. Les personnes qui tiennent à faire des observations, suggestions, alternatives ( réalisables, précise-t-on) concernant le projet peuvent le faire jusqu'au 4 octobre par écrit au collège communal d'Andenne avec copie au demandeur (Engie Electrabel Loïc Biot, bd Simon Bolivar, 1000 Bruxelles).

Viennent ensuite l'étude d'incidences (qui prendra compte des remarques émises par écrit , le dépôt de permis et l'enquête publique d'une durée de 30 jours). La société a évoqué la tenue de l'une à deux réunions informelles au fur et à mesure de l'adaptation du projet avant le dépôt pour l'obtention de son permis unique (classe 1).