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HABAY - il y aura bien un référendum

 

"C’était un engagement préélectoral et la majorité entend bien le respecter en demandant leur avis aux citoyens d’Habay.

Le projet d’implantation de quatre éoliennes entre Houdemont et Habay-la-Vieille, le long de l’E411, fait décidément couler beaucoup d’encre dans la commune. Le courrier envoyé par les collectifs citoyens Vents d’Habay et Houdemont à la Commune, publié ce vendredi dans nos colonnes, a fait réagir le bourgmestre habaysien. « Ce sujet devient une saga, c’est presqu’une série avec une nouvelle saison qui débute régulièrement. Je suis étonné par ce courrier qui nous dit que le collège ne doit pas consulter la population à propos des éoliennes. Or, notre groupe avait, non pas fait la promesse, mais prit un engagement avant les élections: celui de consulter la population. Un engagement que nous tiendrons, n’en déplaise à certains.»

Certes une enquête publique organisée en 2018 avait permis à 658 habitants de manifester leur opposition pour seulement 24 avis favorables. «Ces chiffres sont exacts. Mais si on analyse les courriers envoyés, il s’agit pour la grande majorité de signatures apposées sur le même document type. Cela ressemble davantage à une pétition. Les signataires n’ont peut-être pas eu une totale liberté d’exprimer leur choix, rétorque le bourgmestre. La consultation populaire se déroulera dans un isoloir, avec des témoins de chacun des partis représentés à la Commune dans chaque bureau. Chaque votant disposera d’un bulletin de vote.»

 

Le collège est actuellement occupé à s’informer auprès de l’Union des villes et communes sur la procédure à suivre. «L’idéal serait de pouvoir distinguer l’avis des habaysiens vivant dans un périmètre proche des éoliennes, des citoyens plus éloignés. Mais je ne pense pas que cela soit légalement possible», poursuit Serge Bodeux.

Un référendum dont le résultat ne sera pas contraignant mais permettra de connaître l’avis des habaysiens. «Si le non l’emporte, nous pourrions refuser de louer les trois terrains communaux sur lesquels les éoliennes doivent être construites. Ce serait notre moyen d’action puisque le recours auprès du Conseil d’État n’est pas suspensif». Rien n’est donc joué dans ce dossier qui, à chaque fois qu’il est évoqué par presse interposée, divise les gens concernés de près ou de loin. «Il faudrait pouvoir se mettre autour de la table et en discuter sereinement», propose Serge Bodeux."

Lire l'article sur : lavenir.net ( 07/09/19 )
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