Vent de Raison

Une désinformation médiatique sur l’éolien.

L’autorité médicale australienne (NHMRC) a publié un brouillon de rapport (‘draft document’) qui traite du rapport entre les éoliennes et leur effet sur la santé. Des phrases importantes de la conclusion sont traduites ici :

« Il y a quelques preuves, consistantes mais de pauvre qualité, que la proximité avec des parcs éoliens est associée avec de l’irritation, et moins systématiquement, avec des troubles du sommeil et une qualité de vie plus pauvre. Étant donné que la qualité des preuves existantes est pauvre, des recherches complémentaires de haute qualité sont nécessaires. NHMRC a donc l’intention de lancer une demande de recherche dans ce domaine. »

Des spécialistes européens de la désinformation qui manipulent l’information sur le renouvelable ont transformé cette information comme suit en en changeant le sens. La manipulation est expliquée ensuite :

1. L’information après transformation par des « Spin doctors ».

Extrait d’un article de La Libre Belgique : Non, les éoliennes ne sont pas mauvaises pour la santé. SCIENCES – SANTÉ. Inconfortables, peut-être. Mais pas nocives.

Les éoliennes modernes n'ont pas de conséquences négatives sur la santé des habitants des alentours, conclut une étude australienne basée sur une analyse des données scientifiques publiées jusqu'à aujourd'hui et dont les résultats sont repris sur le site www.gezondheidenwetenschap.be. L'étude, réalisée par le NHMRC (National Health and Medical Research Council), tient compte de plus de 3.300 publications sur le sujet et conclut à la non-nocivité des éoliennes par rapport à un environnement moderne normal.

Les chercheurs se sont entre autres penchés sur les problématiques des ombres mouvantes, du bruit et des ondes électromagnétiques provoqués par les éoliennes. Si des flashes de lumière peuvent déclencher des attaques chez certaines personnes atteintes d'une forme rare d'épilepsie photosensible, le risque théorique que l'ombre des pales en mouvement provoque la même chose semble particulièrement limité, indique l'étude.

Quant aux ondes électromagnétiques, leur intensité est moins importante que celles qu'on peut mesurer dans toute habitation rurale moyenne, selon les chercheurs. De la même manière, le bruit émis par une éolienne est du même ordre que celui émis par d'autres sources sonores inhérentes à un environnement de vie moderne et normal. La composition physique de ce bruit est d'ailleurs similaire, et son effet ne devrait donc pas différer de celui d'un fond sonore "habituel".

La plupart des journaux wallons publient aussi cette information.

http://www.lameuse.be/951987/article/actualite/l-info-en-continu/2014-03-05/les-eoliennes-modernes-n-auraient-pas-d-incidence-negative-sur-la-sante

2. L’information originale, avant manipulation

D’après les documents originaux en anglais, le but du document australien est de demander que l’État australien finance des études sérieuses sur la nocivité éventuelle de l’éolien, Et pour cela, il fallait d’abord établir que, dans l’état actuel des recherches (établie par les 3300 publications examinées), on ne peut rien prouver. Les experts australiens ont étudié 3300 documents et en ont retenus 11 comme étant moins mauvais que les autres mais ayant cependant un nombre exagéré de défauts. C’est à la lumière de cette conclusion qu’il faut comprendre le sens de la phrase : « Il n’y a pas de preuves fiables et consistantes que les parcs éoliens causent directement des effets nocifs sur la santé chez les humains ». Cela ne veut pas dire qu’il est prouvé qu’il n’y a pas d’effets nocifs comme ont choisi de comprendre des rapports européens où le sens du document australien, séparé de son contexte, a été manipulé pour suggérer son contraire.

Ce but du document original est clairement indiqué dans l’annexe C. Domaine pour les recherches futures. Le groupe de référence a identifié plusieurs thèmes pour des recherches. Il est important que les recherches pour mesurer et caractériser l’exposition au bruit amené par des aérogénérateurs soient complétées avant d’entreprendre des recherches concernant leurs effets sur la santé et les interventions possibles. Pour cela, il faut développer des méthodes standardisées pour mesurer les infrasons à l’intérieur et à l’extérieur et à des distances variables (allant de 500 m à 3 km et au delà).

Le document original a été successivement manipulé par de nombreux intermédiaires, y compris une ONG flamande, pour qu’on ne puisse pas poursuivre des responsables de la désinformation.

3. Les documents originaux en anglais

The original document is on:

http://consultations.nhmrc.gov.au/files/consultations/drafts/nhmrcdraftinformationpaperpublicconsultationfebruary2014.pdf

NHMRC Draft Information Paper: Evidence on Wind Farms and Human Health released for public comment.

The National Health and Medical Research Council (NHMRC) today released a draft Information Paper regarding evidence on the potential effects of wind farms on human health.

Here are soma quotes of the draft released:

Quoting the draft Information Paper, Professor Anderson said “There is some consistent but poor quality evidence that proximity to wind farms is associated with annoyance and, less consistently, with sleep disturbance and poorer quality of life. However, it is unknown whether these effects are caused by the wind turbines themselves, or by other related factors.”

 “Given that the quality of the existing evidence is poor, further research of the highest standard is warranted,” he said. NHMRC intends to release a Targeted Call for Research in this area once public consultation has closed and contributions have been considered.

“There is no reliable or consistent evidence that wind farms directly cause adverse health effects in humans”.

Annex C. Areas for further research

The Reference Group has identified a number of themes for further research. It is important that research measuring and characterizing wind turbine noise exposure is completed prior to undertaking research into the health outcomes and possible interventions. Three main themes have been identified.

Improve the measurement of noise

The studies identified in the systematic review did not directly measure wind turbine noise at participants’ homes. People’s exposure to wind farm noise was assessed based on how far they lived from the nearest wind turbine (proximity) or by using mathematical models to estimate the level of sound where they lived. However, it is difficult to estimate the level of noise from wind farms in the presence of background noise.

The Reference Group considers that there is a need to develop standardized methods to measure infrasound indoors and outdoors, at various distances from a wind turbine (at distances ranging from 500 m to 3 km and beyond). This would ensure there is consistency in the measurement of infrasound from wind turbines and aid interpretation of the body of evidence on the impacts of wind turbine noise.

Given the lack of objective health measurements in these studies, information bias cannot be excluded as an explanation for any apparent association.