Vent de Raison

Rédaction d'une norme et d'une méthode acoustique prévisionnelle harmonisée pour le bruit des éoliennes - Rapport Final

Le document repris ci-après a été établi par une entreprise agréée à la demande de la Cellule "bruit" de la Région Wallonne.

Il analyse le bruit éolien, tant à l'aide de mesures réalisées sur site que de recherches bibliographiques. Il présente aussi une partie expliquant ce qu'est le bruit d'origine éolienne.

Qu'en avons-nous (notamment) retiré?

L'aspect objectif du début de l'analyse est biaisé par le résultat à obtenir, ceci vraisemblablement sous la pression de la RW. Le rapport contient aussi d'inacceptables raccourcis et globalise les bruits, dont le bruit éolien. En outre, les moyens d'investigation ne sont pas adapté aux mesures à réaliser. De graves erreurs instrumentales sont négligées dans les conclusions. Ce n'est donc pas rien.

Bien que ce ne soit pas son but initial, ce rapport démontre, mesures et déductions à l'appui, que les parcs actuellement installés sont pour la plupart sinon tous en contravention.
En fin de document, l'auteur produit des simulations, qui sont intéressantes: elles rejoignent nos conclusions et s'écartent violemment des prévisions que l'on peut trouver dans les EIE ayant conduit à la délivrance des permis. Le cas de Leuze est particulièrement édifiant à cet égard.

Quelle est son importance?

Ce sont ses conclusions qui ont forcé la GW à revoir sa politique d'implantation, en ce avec la décision du Conseil d'Etat rappelant au GW que la seule législation applicable est l'arrêté du GW du 4 juillet 2002, à l'exclusion de tout autre.
La distance entre la source de bruit (les éoliennes) et les habitations (les points d'immission) a été prouvée insuffisante.
La proposition de norme sectorielle, voulant faire passer la norme de bruit nocturne de 40 à 43 dB est basée sur les conclusions de ce rapport. Avec 43 dB, le dépassement (forcément!) est moins net.

Un extrait, page 68 :
"Enfin, cette figure montre aussi que les niveaux sonores d’une éolienne classique de 2 à 3 MW, par vents forts (10 à 12 m/s au niveau de la nacelle) et en milieu agricole dégagé (classique en Wallonie) – voyez le § 4.6 sont de l’ordre de :

  • 45 dBA à un distance de 450 mètres environ du pied de la machine,
  • Et qu’il faut s’éloigner de 700, voire 750 m du pied de la machine pour que les niveaux sonores avoisinent 40 dBA.

Ce que montrent aussi les résultats des mesures de bruit du chapitre précédent – voir § 6.3 ci-avant – et ce qui illustre assez bien la nécessité de prévoir d’office une distance d’éloignement suffisante puisque, quand les machines sont installés, plus rien n’atténue le bruit, sauf à brider les éoliennes (ce qui est un non-sens technique, économique et social)."

Faut-il encore ajouter que ce document a été difficile à obtenir, le cabinet du Ministre Henry faisant barrage. Il a fallu l'intervention musclée de la Cellule des Recours Administratif pour que le document soit enfin rendu accessible. Et encore: trois parlementaires ayant demandé le rapport se sont vu refuser l'accès à ce document!

Bonne lecture!