Vent de Raison

Commentaire de VdR suite à l'émission RTBF "Mise au Point" du 08/12/2013

Eolien wallon : information et désinformation

 Le public n’y comprend plus rien … Les éoliennes géantes qui envahissent nos campagnes sont-elles LA meilleure solution énergétique « verte », comme l’affirment les promoteurs éoliens regroupé au sein d’EDORA ? Le public s’imagine que les éoliennes produisent une énergie renouvelable puisque le vent est une énergie primaire inépuisable et propre. Il pense même que l’éolien industriel pourrait remplacer le nucléaire. Hélas, l’éolien on shore possède un lourd handicap : il est fortement intermittent, ce qui est inhérent à la nature du vent. L’association des opposants à l’éolien industriel on-shore Vent de Raison et EDORA s’affrontent régulièrement sur les conséquence de cette intermittence.

 Pour Vent de Raison (et de nombreux scientifiques), il y a trois conséquences majeures :

  • Le taux de charge (rapport entre l’énergie réellement produite par un éolienne et l’énergie maximale qu’elle peut produire) est très faible (18% en Allemagne et, nous dit-on, 23% en Wallonie. Allez comprendre !). De manière imagée on dira que les éoliennes allemandes produisent en moyenne toute leur énergie en moins de un jour sur cinq. Tels sont les faits.

  • Ce faible taux de charge a pour conséquence que, bien que tournant en moyenne 85% du temps, l’ensemble du parc éolien wallon a besoin, en permanence, d’un back-up de puissance égale à sa propre puissance. Ce back-up est assuré par des centrales à gaz ou de l’importation d’électricité. Tels sont les faits.

  • L’intermittence de la production éolienne se répercute sur la production de back-up alimentée au gaz, rendant celle-ci également intermittente. L’effet de cette intermittence de production des centrales à gaz est mal connu (et certainement pas du monde politique) et réduit certainement considérablement l’ « économie de CO2 » que permet de réaliser, en réalité, l’éolien on-shore. Il est frappant de voir qu’en Allemagne (22 000 éoliennes installées !), la réduction de production de CO2 est stoppée depuis trois ans, montrant que le couple « vent et back-up fossile » n’arrive pas, contrairement à toutes les annonces y compris celles du gouvernement wallon, à réduire significativement l’émission de CO2 par MWh électrique produit. Tels sont les faits.