Vent de Raison

« Green New Deal » : game over

 

C’est l’ensemble de la transition énergétique des États européens qui risque de s’étioler.

Le Green New Deal de la Commission européenne1 a vécu. Annoncé avec fracas et l’enthousiasme d’une presse acquise aux thèses écologistes échevelées, ce grand deal d’un coût de 1000 milliards d’euros ne survivra pas à la crise.

Le motif en est simple : le Green New Deal (GND) comme l’ensemble de la « transition énergétique » repose, entre autres mais principalement, sur un mécanisme qui consiste à forcer la consommation d’énergies dites renouvelables aux dépens des énergies fossiles et du nucléaire. Ce forçage prend différentes formes, dont l’ajout d’une ligne « énergie renouvelable » sur la facture des consommateurs d’énergie.

Des énergies renouvelables intermittentes

En effet, les énergies renouvelables (éolien, solaire)2 sont intermittentes ; leur production implique

le maintien alternatif de sources non renouvelables et nucléaires

l’adaptation du réseau de distribution électrique à des sources intermittentes pour lesquelles il n’est pas conçu ; par exemple, pour gérer la surabondance en cas de grand vent ou l’absence totale d’aucune production.

Tenant compte des coûts impliqués par leur caractère intermittent, les énergies renouvelables sont et resteront plus onéreuses que les autres sources d’énergie.

Par conséquent, ces énergies ne peuvent être mises en service que par la sanction de l’État, qui oblige à les produire, les consommer et les financer. Rien ne distingue, par nature, cette obligation de payer — fût-ce par le moyen de la facture électrique — d’un impôt.

Au-delà des énergies dites renouvelables, il n’est pas une seule rubrique du « Deal » qui ne se laisse réduire, en dernière analyse, à un surcoût imposé au contribuable et au consommateur, en direct ou via le mécanisme de l’impôt. Quand on force le propriétaire d’un bâtiment à l’isoler ou le rénover, fût-ce par la mise en paiement d’une prime finançant partiellement les travaux, la charge économique finale est supportée à la fois par le propriétaire du bâtiment, et par le contribuable. A fortiori en va-t-il de même de l’instauration, prévue par le GND, de mécanismes apparentés à une « taxe carbone ».

Lire l'article sur : contrepoints.org ( publié le 26/03/2020 )
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