Vent de Raison

SALLE COMBLE A LANGLIRE - S'INFORMER EST PRIMORDIAL !

 

"Réunion citoyenne à Langlire, il y a peu. Au menu de la soirée: l’éolien. Un large public a entendu plusieurs interventions sur ce sujet.

À l’invitation du collectif «Réflexion Habitat Gouvy», une rencontre citoyenne était mise sur pied.

Le but de cette rencontre citoyenne: faire le point sur l’éolien. L’un des pères de ce collectif, Stéphane Petit, glisse d’emblée: «Nous vous suggérons de réfléchir ensemble, d’essayer d’avoir une information la plus complète possible. S’informer est primordial. Je sais que ce sujet est passionnel. Nous essayerons d’avoir des débats les plus constructifs possibles.» Ce sera le cas.

«Non pilotable»

Le collectif avait invité plusieurs intervenants. Parmi eux, Guillaume de Moreau. Cet ingénieur s’est penché sur le système éolien en soi. Prônant la nécessaire mixité énergétique, il constate: «L’éolien est certes impérissable mais est intermittent et non pilotable.»

Cet état de fait, celui de ne pas être disponible au moment où l’on en a besoin, pousse à une compensation par d’autres sources de production: «Le nucléaire n’étant pas politiquement correct, il faut se tourner vers d’autres sources. Sources qui rejettent du CO2.»

Autre intervention, celle de Damien Jacques, biochimiste. Il s’interroge également. Prenant exemple sur le projet d’Eneco au Bois de Ronce (voir par ailleurs), il met en avant la manne financière qui s’en va vers le promoteur. «La société a été rachetée par Mitsubishi Japon», affirme-t-il. Et d’avancer des chiffres liés aux certificats verts.

«Avec ce montant, sur base de 16 éoliennes, il serait possible d’isoler 2 000 maisons par an. Or ici, c’est le citoyen qui finance un projet privé!», note-t-il. Prenant des exemples des pays voisins, dont certains font marche arrière dans le domaine de l’éolien, cet orateur se questionne sur la volonté régionale d’investir dans cette source d’énergie. Autre axe d’analyse, celui de la nature.

À la barre, Harry Mardulyn, ancien président de Natagora. Se penchant sur les espèces, notamment les oiseaux, qui se trouvent sur le territoire, il rappelle le point de vue de Natagora: «Nous sommes radicalement opposés à l’implantation d’éoliennes en forêts.»

Sur ce point, Stéphane Petit a mis en avant les positions de la Société royale forestière belge et du Parc naturel des Deux Ourthes"

Source : www.lavenir.net