Vent de Raison

Solaire, éolien, gaz naturel, nucléaire et coût de l’électricité

Entreprises publiques déficitaires et pouvoir d’achat des citoyens

Par définition, une entreprise privée déficitaire perd plus d’argent qu’elle n’en gagne. Elle ne peut plus payer ses fournisseurs, la sécurité sociale de ses employés et ses impôts. Elle est rapidement mise en faillite. Les employés sont mis au chômage sans indemnité de départ. Les banques qui avaient prêté de l’argent le perdent s’ils n’ont pas de garanties (comme des hypothèques sur la valeur des terrains et des bureaux). La communauté (l’État) y perd aussi car elle reçoit moins d’impôts pour payer la sécurité sociale et d’autres dépenses.

Lorsque l’entreprise est publique, le processus est le même, sauf que le grand perdant est la communauté. Mais le patrimoine de la communauté appartient à ses citoyens et c’est donc ceux-ci qui perdent, d’où le sens de perte sociale. Cela se mesure quand l’État fait ses comptes et trouve que le budget (national, régional ou communal) est déficitaire, ce qui oblige à augmenter les impôts, à supprimer les travaux non indispensables et, dans les démocraties modernes, à réduire les subsides accordés aux œuvres charitables ou idéologiques.

Les entreprisses d’énergie renouvelable sont socialement déficitaires.

Dans les États en formation (tels que la Wallonie), la comptabilité n’est ni rigoureuse ni rapide et l’on peut cacher plus longtemps les pertes accumulées par la mauvaise gestion du gouvernement.

Les panneaux photovoltaïques

L’utilisation des panneaux solaires pour produire de l’électricité n’est pas rentable, socialement. Les dépenses (coût d’installation et subsides) sont plus onéreuses que l’électricité qu’ils produisent et revendent au réseau. Le système génère de l’électricité qui revient bien plus cher que celle des centrales thermiques au gaz ou au charbon ou du nucléaire.

Les subsides pour les renouvelables sont automatiquement ajoutés aux factures d’électricité de tous les consommateurs. L’arnaque à l’électricité provenant de sources renouvelables est organisée pour que tous les ménages soient contraints de payer une petite somme pour procurer d’énorme sommes à quelques promoteurs et installateurs profitant des subsides aux renouvelables. Les victimes hésitent à faire un procès pour ces petites sommes.

Ceux qui ont assez d’épargne pour s’acheter des panneaux solaires peuvent recevoir ensuite des subsides pour compléter leur achat. Les bénéfices réels des propriétaires de panneaux solaires sont difficiles à mesurer car le bénéfice principal vient de l’auto consommation. Les sociétés d’électricité doivent  fournir du courant de façon continue et sans pannes. Le coût marginal s’ils fournissent un peu plus de courant est de 40 €/MWh. Au lieu d’acheter l’électricité du réseau, les maisons équipées de panneaux solaires diminuent leur consommation achetée, laquelle revient à 350 €/MWh (facture annuelle divisée par la consommation annuelle). D’où vient cette énorme différence ? L’auto consommation évite des paiements au réseau, des frais fixes et des taxes sur l’électricité. Le réseau n’est donc pas payé pour son service, une garantie de courant toujours disponible, ce qui se répercute sur ses bénéfices.

Coût des renouvelables comparé aux générateurs traditionnels d’électricité

On a observé depuis les années 1980 que les médias célèbrent le développement durable et font croire que les énergies renouvelables sont plus durables que les autres (pour ce que cela veut dire). Cette théorie est fausse car elle ne tient pas compte du rendement diminué du backup.

Après la guerre, la consommation a augmenté avec l’explosion de la population et l’accroissement de la richesse de chacun. On craignait que les combustibles fossiles s’épuisent.

L’épuisement des ressources a toujours été prédit comme devant arriver de une à 3 générations plus tard car ce délai est suffisamment court pour faire croire à un épuisement possible durant la vie des gens. Cela est suffisamment inquiétant pour maintenir les prix à un niveau élevé mais pas assez préoccupant pour encourager des recherches pour de nouvelles sources d’énergie.

Les économistes ne tiennent rarement compte des innovations technologiques, lesquelles ont été la principale raison des révolutions industrielles modernes mais étaient imprévisibles. Il y a 20 ans, peu de gens prévoyaient le boom des gaz de schistes qui rendent les USA énergétiquement indépendants.

Le dogme des énergies renouvelables comporte les trois erreurs suivantes :

- (1) les combustibles fossiles émettent du CO2 qui est appelé un polluant, ce qui entretient la confusion avec les polluants dangereux pour la santé comme les sulfates, les oxydes d’azote et les microparticules. Le gaz est ainsi proclamé deux fois moins polluant que le charbon).

- (2) Les réserves de combustibles fossiles s’épuisent rapidement, une rareté qui en augmente le prix. La réalité est différente. On a constaté aux USA que le gaz naturel est devenu 3 fois moins cher depuis l’exploitation du gaz de schiste. Le prix du pétrole n’a plus continué à monter depuis que les gaz de schiste (et le pétrole associé) sont exploités. Cette exploitation augmente dans tous les pays (du moins ceux qui ne l’ont pas interdite avant d’avoir trouvé un moyen de canaliser les bénéfices vers les politiciens).

- (3) Les gaz à effet de serre font subir à la Terre un réchauffement catastrophique. Malgré l’augmentation du CO2, les observations météorologiques récentes montrent que la Terre ne s’est plus réchauffée depuis 15 ans et certains savants craignent plutôt maintenant qu’une nouvelle ère glaciaire vienne de commencer.

Comment faire peur avec le nucléaire

Cette argumentation laissait le nucléaire comme la solution idéale (pas de gaz à effet de serre, des réserves pour des milliers d’années, un prix compétitif avec le charbon et le gaz). Le discours médiatique a alors été modifié. Quelques vastes opérations médiatiques ont été lancées pour faire croire que le nucléaire était inévitablement dangereux.

Une des opérations médiatiques avait été de financer un film où des gérants irresponsables pilotaient dangereusement les réacteurs pour accroître leurs bénéfices liés à une production majorée mais ils emballaient ainsi les réacteurs. Dans ce film, « Le Syndrome Chinois (1979)» joué par les acteurs les plus chers, (Jack Lemmon, Jane Fonda, Michael Douglas), le cœur du réacteur entrait en fusion et s’enfonçait dans la Terre menaçant de réapparaître en Chine.

Le film est sorti quinze jours avant l’accident du réacteur de Three Miles Island. L’accident avait été causé par des vannes ouvrant les arrivées d’eau pour refroidir le réacteur, vannes normalement ouvertes mais qui avaient été fermées, on n’a jamais su par qui. La commission d’enquête a conclu que le sabotage était la cause la plus probable mais n’a pas été jusqu’à cautionner cette piste.

Le nucléaire avait été mis au point pour des raisons militaires. L’horreur associée aux bombes atomiques facilitait la propagande antinucléaire. La différence entre le nucléaire militaire et civil était mal perçue et était embrouillée par la propagande.

Ce discours a alors convaincu ceux qui forment leur opinion par les médias, c’est à dire la majorité des citoyens, qu’il y avait un danger inhérent à l’énergie nucléaire.

Nucléaire ou renouvelables, déconnexion de l’éolien

La Belgique, comme la France, n’a aucun besoin de renouvelables pour générer de l’électricité, puisqu’elle peut assurer sa production par du nucléaire sans émettre des gaz à effet de serre et sans ruiner ses citoyens victimes de la crise économique et financière, aggravée par sa situation non compétitive à cause d’un prix de l’énergie plus élevé que chez la plupart des voisins.

La Belgique a une capacité nucléaire suffisante pour fournir tout l’électricité nécessaire pour les périodes creuses, telle que la nuit. La France peut stocker plus d’énergie nocturne pour le jour suivant car elle a de plus grandes capacités hydrauliques, y compris des barrages que l’on remplit de nuit pour utiliser l’énergie pendant les périodes de pointe du jour suivant. Son territoire montagneux permet aussi d’installer des stations de pompage/turbinage à moindre coût que la STEP de Coo en Belgique.

Si la puissance éolienne augmente en Belgique, l’éolien inutile devra être fréquemment déconnecté de nuit (curtailment) car le nucléaire produit déjà toute l’énergie nocturne nécessaire. En plus, des politiciens incompétents ou influencés par les lobbies éoliens n’ont rien prévu pour que la Wallonie puisse légalement refuser de payer pour ce courant virtuel non utilisé comme le prévoit un vieux règlement onusien qu’elle n’a pas encore explicitement annulé : « Les renouvelables doivent être acceptés en priorité par le réseau aussitôt qu’ils sont produits ».

L’éolien a besoin d’un backup, lequel est techniquement mieux assuré par des centrales thermiques que par du nucléaire traditionnel dont on ne peut pas modifier de façon rapide et économique la puissance. La puissance requise du backup éolien est égale à celle de l’éolien pour les cas où le vent tomberait sur la région couverte par le réseau électrique associé.

En quoi le nucléaire et l’éolien jouent-ils sur le même terrain ?

Si la puissance éolienne est suffisante pour produire 100% de la puissance électrique moyenne, l’intermittence ne permet pas d’utiliser cette production d’énergie qui ne correspond pas à une demande simultanée. L’éolien ne peut ainsi produire que 20% de la puissance nominale des éoliennes en Wallonie et en Allemagne (loin des zone littorales, avec des facteurs de charge réels et non ceux annoncés sans avoir été mesurés). Il n’existe pas de système de stockage de l’électricité utilisable en pratique (sauf pour de courtes période et de petites puissances comme à Coo, une solution très coûteuse). Si le nucléaire d’un pays produit 50% de l’énergie électrique, il produit toute l’énergie nécessaire de nuit puisque la pointe de courant est normalement égale au double de la puissance durant les creux de la demande. L’éolien doit alors être fréquemment déconnecté (curtailment). Un règlement onusien sur le renouvelable a prévu que l’éolien ait priorité d’accès sur le réseau, règlement qui n’est pas