Vent de Raison

Bulle solaire - préparation pour la bulle éolienne

La bulle solaire d’André Antoine

Le fiasco de Sollwatt provient des promesses intenables du ministre André Antoine qui avait imaginé que le déficit d’exploitation des panneaux solaires serait transformé en dette et serait payé en ajoutant leur coût subsidié aux factures d’électricité de tous les Wallons et de leurs enfants. Un paiement progressif et suffisamment retardé a empêché les victimes de se rendre compte rapidement (en quelques années) qu’elles étaient ainsi dépouillées. (Cette méthode avait déjà été utilisée en Allemagne et en Flandre).

L’utilisation des panneaux solaires pour produire de l’électricité n’est pas rentable. Pour inciter les Wallons à mettre des panneaux sur leur toit, Antoine leur a promis que cette entreprise serait rentable pour eux grâce à des subsides généreux.

L’arnaque est organisée pour que tous les ménages soient contraints de payer pour les quelques uns qui avaient des économies (7% de la population) pour s’acheter des panneaux, lesquels permettent de recevoir ensuite les subsides promis. Chacun des Wallons doit finalement payer pour des promesses inconsidérées du ministre ayant provoquées cette bulle. Les généreux subsides d’Antoine sont rapidement devenus impayables, vu que l’on a accordé sans limite des autorisations d’installation.

Il aurait fallu stopper d’urgence toute nouvelle installation solaire. André Antoine ne l’a pas fait avant d’être remplacé par des ministres écolos qui n’ont pas non plus stoppé ce processus qui ruinait les Wallons. La bulle solaire a grossi avant qu’aucun observateur indépendant ne puisse se faire entendre dans les médias et jusqu’au Parlement. Les pertes de Sollwatt sont déjà de 2,5 milliards d’euros et grossissent encore tant qu’on n’a pas interdit l’installation de panneaux subsidiés.

La bulle éolienne en préparation

André Antoine (et ses collègues du gouvernement wallon) veut maintenant rééditer en plus grand le processus de Sollwatt en faisant financer des éoliennes par une augmentation (retardée) des factures de tous les consommateurs d’électricité. Il le dit sur son blog.

L’endettement éolien doit être remboursé au cours des prochaines 15 années, ce qui condamne les futures générations à se ruiner pour cette folie. Les sommes gérées par l’éolien sont plus importantes que pour le solaire. On calcule que la bulle éolienne, si elle n’est pas stoppée, coûtera le double de celle du solaire (4,5 milliards d’euros). Comme pour le solaire, l’arnaque continue car le ministre écolo Henry accepte encore sans limitation de l’éolien et ajoute ainsi 27 millions d’euros à la dette de tous les Wallons pour chaque parc de 6 éoliennes accordé.

Comme jadis pour le solaire, aucune publicité n’est faite sur les promesses impayables qui sont en préparation et qui pèseront sur tous ceux qui ont un compteur, c'est-à-dire tout le monde, y compris ceux qui n’ont que les moyens d’avoir un compteur à budget.

Au lieu de faire stopper cette arnaque éolienne, André Antoine salue les manœuvres du Gouvernement wallon pour faciliter les autorisations d’installer partout  des éoliennes: « le 21 février dernier, le Gouvernement wallon a approuvé le nouveau cadre de référence éolien pour l’implantation de nouvelles éoliennes en Wallonie. »

Antoine prétend sur son site que la bulle était demandée  par l’Europe. « Afin de respecter les accords européens, notre pays devra produire 20% d’énergie verte d’ici 2020 ». C’est faux. La Belgique ne doit produire que 13% de renouvelable pour l’électricité, ce qu’elle fournit déjà avec la biomasse et l’offshore. Aucun accord européen n’impose de faire plus et la Belgique pourrait agir comme les nombreux pays qui ne se soumettent plus aux demandes de l’Europe (UK, Hollande, Espagne, Portugal). La presque totalité des pays européens ont abandonné les objectifs pour 2020. (Voir la carte ecofysfutures.jpg)

Des décisions ruineuses furent votées par le gouvernement wallon, lequel n’y était en aucune manière obligé, tel que l’objectif de 4,5 TWh éolien (au prix de 4,5 milliards d’euros), lequel n’est justifié que pour faire plaisir au lobby éolien (Edora). L’éolien est une méthode inefficace et hors de prix pour réduire les gaz à effet de serre.

Députés, partis, groupes, majorités et affairistes

André Antoine est influent au Cdh car c’est lui qui connaît le mode secret de financement indispensable au parti. On présume qu’André Antoine agit en dictateur et qu’aucun Cdh n’a le cran de se désolidariser de ses décisions comme Eerdekens le fait au PS. Le Cdh (et la bande d’affairistes qui contrôle le gouvernement wallon) mène une politique ruinant les Wallons. Cette mauvaise gestion du bien public va dégouter les rares électeurs Cdh restants qui ne se sont pas encore rendu compte que des dogmes écologistes et des arnaques aux renouvelables y ont remplacé les valeurs traditionnelles du PSC pour une saine gestion économique.

Les relations publiques des écolos s’inspirent des méthodes modernes de propagande, mises au point pendant la grande guerre. Une méthode est d’affirmer n’importe quoi et d’avoir un contrôle suffisant sur les médias pour orienter en sa faveur les interprétations.

Le parti écolo se dit lutter contre le conservatisme et contre les freins à la modernité par des politiques ambitieuses et visionnaires. (Dépenser une dizaine de milliards d’euros sans bénéfice tangible est effectivement ambitieux et visionnaire !). Se préoccuper de rentabilité est conservateur et ringard ! La présidente des écolos veut persuader que les accords antérieurs du groupe majoritaire sont devenus des dogmes immuables, comme les accords au sein du parti écolo. Peu de parlementaires avaient compris il y a 3 ans que ces accords allaient appauvrir la Wallonie de près de dix milliards d’euros mais on leur dit de se tenir à ce qu’ils avaient appris alors : que le renouvelable était la solution miracle.

Le parti écologiste wallon a une direction bicéphale pour s’assurer qu’aucun écart par rapport aux dogmes ne puisse se développer. Les relations publiques du parti affirment que « le gouvernement wallon promeut l'emploi en lien avec l'énergie renouvelable et le coût énergétique ». Dans tous les pays, on constate qu’il n’y a presque pas d’emplois verts, sauf ceux qui résultent de la classification de la collecte des déchets parmi les emplois verts et d’autres manipulations. Il faut l’aplomb d’un menteur endurci pour nier que la politique de subsidier les renouvelables augmente le prix de l’énergie.

En résumé, la gestion de l’énergie par André Antoine, Carlo Di Antonio et ses alliés (les membres des partis formant une majorité au gouvernement wallon et votant aveuglément suivant les consignes écolos) aura coûté 2,25 G€ (Sollwatt) plus 4,5 G€ (éolien), soit 6,75G€. Pour les 1,5 millions de ménages wallons, cela se traduit par une perte de pouvoir d’achat à cause des factures majorées de 6,75/1,5 = 4500 € par ménage ou de 300 € par an pendant 15 années. Comme il n’y a pas de moratoire, cet endettement continue à croître et amène d’autres dépenses : renforcement du réseau, centrales de backup, diminution de la valeur des maisons, importations d’électricité en période de pointe. La ruralité est saccagée entretemps. On peut encore stopper l’hémorragie en expulsant les protagonistes de l’arnaque aux renouvelables lors des élections de 2014 ou avant.

Qui est responsable de l’exploitation du photovoltaïque au dépens des Wallons ? Les dirigeants écolos accusent André Antoine mais ces écolos vertueux n’avaient pas stoppé non plus l’hémorragie de subsides quand ils ont pris le pouvoir sur l’énergie et l’environnement.

La seconde phase (éolienne) est menée par des ministres écolos mais la plupart des membres du gouvernement wallon n’ont pas pris l’initiative de la stopper bien qu’ils ne puissent pas ignorer ce qui se trame après les auditions au parlement wallon.

Comme lors de l’affaire de Panama, il ne faut pas accuser des partis en bloc mais, parmi les politiciens, distinguer ceux qui sont des affairistes et les autres. Des listes de députés achetés avaient été découvertes chez celui qui distribuait les fonds de corruption en 1934 en France. Il est improbable que ce genre d’opération soit repérable maintenant car les méthodes modernes ont changé.